Yoana Vultur Comprendre

Où va l'herméneutique ?


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p. 16 Si je demande l’heure à quelqu’un, la réponse aura pour effet de faire disparaître la question, qui donc ne se posent plus/
p. 26 Aristote invente la déduction philosophique qui consiste a passer de la question à la réponse on s’appuyant sur le fait de la poser. J’ai appelé cela une une déduction ou une inférence problèmatologique, mais pour Aristote qui suit Platon dans le rejet du questionnement et dans sa définition du savoir comme apdictique, propositionnel, le « vrai » est exclusif, et il est donc hors de question de se référer au questionnement. Pour lui trouver malgré tout une spécificité qui échappe aux propositionnalisme, il va appeler sa déduction « dialectique » mais qu’est-ce que la dialectique sinon le jaune oratoire entre un questionneur et un répondant.
p. 36 Être cohérent dans son compte, ne pas se contredire, pouvoir se justifier, ce sont là des impératifs de comportement qui relèveraient, à la limite, de la bonne santé mentale. Derrière eux, se cachent respectivement les principes d’identité, de contradictions et de raison suffisante. On pourrait ajouter le principe du tiers exclu (entre A et non A, pas d’autre réponse possible), mais on voit bien qu’il découpe du principe de contradiction puisqu’une réponse sert à trancher une alternative et en rejeter l’un des termes. Cela n’empêche pas les gens de se contredire, ni même de contredire les autres, chacun étant convaincu d’avoir raison.
p. 38 L’identité découle de la non-contracdiction, et s’en est même la raison . Du coup, avec le principe de non contradiction, on a simultanément le principe d’identité et le principe de raison.
p. 44 La confusion question-réponse a d’ailleurs une autre conséquence, à savoir un refoulement apocritique compensatoire (recherche de l’être fort), fondé sur le langage mathématique qui exclut toute problématicité (traduit en être faible, comme la ressemblance) par l’apodictivité du discours, comme on le trouve dans les sciences de la nature.
p ; 45 La métaphorisation des vieilles identités en identités faibles, analogiques, sont basées comme dit Foucault, sur la ressemblance, la similitude, l’analogie, prises au départ pour argent comptant, ce qui est inévitable et n’a pas forcément pour objectif de préserver à tout prix les vieilles réponses.
p. 49 Descartes, en mettant la problématique est le faux dans le même sac, s’évite d’avoir aller différencier, et sans doute faut-il voir dans la recherche d’un critère unique de réponse qui définirait le répondre une fois pour toutes ceux qui devrait lui permettre d’éviter toute confusion possible.Ce sera le langage mathématique qui sera le nouveau garant et le seul critère de démarcation, et il devra fournir un type de certitude qui deviendra même le modèle unique des réponses dans tous les domaines du savoir, du moins autant que faire se peut. C’est un peu court, vu tout ce qui est laissé de côté, mais la mathématisation, quand elle possible a au moins le mérite de « marcher ».
p. 63 Les questions centrées sur Soi, le Monde et Autrui, traversent ainsi toute l’histoire de la philosophie. Pensons aux trois critiques de Kant : le Soi domine dans la Critique du jugement, l’étude du monde dans la Critique de la raison pure et l’Autre, dans celle de la critique de la raison pratique.
p. 64 Dans tout questionnement, si l’on n’y regarde bien, je ma’adresse à quelqu’un sur quelque chose est ce « je », ce « tu » et ce il » sont présents, co-présents même, de façon structurelle, et sinon explicitement.
p. 69 Le savoir est la science on cette mission :Trouver et organiser, assembler, des réponses en touts cohérents qui articulent ses réponses par des liens logiques (mathématiques si possible), qui traduisent cette organisation systématique.
p. 86 On a trois formulations différentes de l’impératif catégorique chez Kant.L’ethos c’est universalisation des maximes, le pathos, c’est le devoir envers autrui comme l’égal porteur de la même universalité (l’humanité comme fin), et le logos, c’est considérer la loi morale comme si elle avait la nécessité d’une loi de la nature.
p. 100 Partons donc du début. La philosophie occidentale naît avec Socrate. Ce qui la caractérise est précisément le questionnement radical auquel il se mettait ses interlocuteurs, des notables imbus de leurs prérogatives au nom d’un prétendu savoir, que Socrate n’avait aucun mal à démystifier en soulignant les contradictions de ses interlocuteurs.
p. 102 Quel est ce paradoxe ? Si je sais ce que je cherche, je n’ai plus besoin de le chercher, et si je l’ignore, je en sais même pas ce que je dois chercher, ce qui fait que je n’ai aucune possibilité de le trouver. Le questionnement est donc inutile ou impossible, il faut donc chercher ailleurs qu’en lui les mécanismes de l’acquisition du savoir.
p. 103 Si je sais ce dont je dois me souvenir, c’est que je ne l’ai pas oublié, et si je l’ignore, je n’ai aucune idée de ce dont je dois me souvenir, l’ayant précisément oublié. Bref, il est inutile ou impossible d’apprendre par la réminiscence. Nous sommes donc bien embarrassé Cornillon le rôle des questions.
p. 107-108 La réponse, pour nous est sans équivoque et ne saurait s’appuyer sur une conception élastique, voire ad hoc, du rôle de l’entendement. Il faut que le monde soit donné comme problème, souvent au travers de questions successives qui permet de l’investiguer, de l’interroger, puis de le fixer, grâce au fait que ce sont les questions qui font connaître ce que l’on cherche, sans préciser d’avance ce que l’on trouvera. Le monde ainsi est un problème qui se déploie en mille et une questions, auxquelles on répond avant d’aller vers la suivante. […] Comment l’esprit humain procède-t-il en fait ? La réponse à cette double contrainte repose sur les catégories, et l’opération en question, la catégorisation. Elle est au cœur de la philosophie d’Aristote avec ses 10 catégories — qui, en grec, sont toutes des des interrogatifs — et de celles de Kant avec ses douze catégories. Une catégories, qu’elle soit formellement un interrogatif ou non, présente la caractéristique de spécifier de quel problème on parle à propos d’une « chose » que l’on interroge : elle est, quand elle apparaît surgit, cela a-t-il lieu et comment, mais aussi pour quelles raisons, c’est-à-dire pourquoi sans oublier de savoir combien de choses d’aspects sont concernés. À la base il faut, savoir de quoi l’on parle, quelle est cette chose : le qui ou le quoi coexiste avec le combien, le wem>comment, le pourquoi, le , le camp qui sont les catégories que l’on met toujours en œuvre. ——————- –>
Yoana Vultur Comprendre
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